Méthodologie
Comment les données sont collectées, traitées et publiées. Ce qu'elles permettent d'inférer, et ce qu'elles ne disent pas.
Source des données
Les statistiques publiées proviennent exclusivement des greffes des juridictions civiles du Mali, saisies au fil de l'eau par les greffiers, validées par les superviseurs, puis publiées après un contrôle qualité mensuel.
La mise à jour est mensuelle, en fin de mois pour les données du mois précédent.
Périmètre
Sont comptabilisés les divorces prononcés par les juridictions maliennes, toutes procédures confondues (contentieux, consentement mutuel), y compris les cas transmis en cour d'appel.
Ne sont pas comptabilisés :
- Les répudiations coutumières non homologuées par une juridiction.
- Les séparations informelles sans procédure judiciaire.
- Les divorces prononcés à l'étranger pour des Maliens expatriés.
Le phénomène réel du divorce est donc plus large que ce que mesure l'Observatoire.
Limites et biais
- Sous-déclaration territoriale. Les régions en situation sécuritaire difficile ont des taux de saisie plus faibles, par simple indisponibilité logistique des greffes.
- Biais urbain. L'accès à la justice formelle est plus fréquent en milieu urbain, ce qui peut sous-représenter les communautés rurales.
- Décalage temporel. Entre le dépôt de requête et la saisie numérique, un délai de 2 à 6 semaines en moyenne. Les données les plus récentes sont provisoires.
- Qualité variable du codage. La classification des causes dépend de l'interprétation du greffier. Un indice de confiance par juridiction permet de nuancer la lecture.
Pourquoi certains chiffres sont masqués ?
L'Observatoire publie des données anonymisées et agrégées. Les cellules sont masquées (symbole « s ») lorsque l'effectif est inférieur à 5 ou pour empêcher sa reconstitution par différence.
Deux symboles à ne pas confondre : « s » signale une donnée masquée (secret statistique, effectif inférieur à 5) ; « – » (tiret demi-cadratin) signale l'absence de donnée pour cette cellule. Deux absences différentes.
Cette précaution est nécessaire car un chiffre trop petit pourrait permettre d'identifier indirectement les personnes concernées, même sans publier leurs noms. Par exemple, si l'on indiquait que 2 divorces pour cause de violences conjugales ont été prononcés dans une juridiction donnée en 2025, l'entourage des personnes concernées pourrait les reconnaître.
Cette règle s'applique automatiquement à toutes les statistiques affichées sur ce portail, y compris lors de l'utilisation des filtres.
Arrondi systématique. Tous les effectifs publiés, répartitions et totaux, sur les tableaux comme dans les fichiers exportés, sont arrondis au multiple de 5 le plus proche. Un chiffre affiché de 15 signifie donc « environ 15 ». Cet arrondi s'applique avec ou sans masquage : il empêche de retrouver un petit effectif en comparant deux requêtes filtrées, dont l'écart ne révèle qu'une fourchette et jamais un compte exact. Les pourcentages et les taux sont calculés sur ces valeurs arrondies.
Tables liées. Lorsqu'une cellule est masquée, une seconde cellule du même tableau l'est également et le total correspondant est arrondi. Ainsi, aucune valeur masquée ne peut être retrouvée en la soustrayant du total, y compris en recoupant plusieurs tableaux où une même donnée apparaît sous des angles différents (par région, par année, par cause).
Indice de confiance
Chaque juridiction reçoit un score mensuel de 0 à 100, calculé comme :
score_global = (score_completude
+ score_coherence
+ score_ponctualite) / 3- Complétude. Proportion des champs obligatoires remplis par dossier.
- Cohérence. Respect des contraintes temporelles et métier.
- Ponctualité. Part des dossiers de la juridiction parvenus à publication (dossiers publiés rapportés au total des dossiers de la juridiction).
Une juridiction avec un score inférieur à 60 voit ses données signalées comme provisoires.
Contact
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